12.03.2009
Le libé des Ecrivains
Aujourd'hui, Libération propose un journal entièrement rédigé par des écrivains. Une initiative intérressante, qui pousse à la réflexion - et qui montre les différences d'écriture entre journalisme et roman.
A lire sur le site de Libération, au hasard des articles, ou dans la version papier, en kiosque.
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09.03.2009
Lost vs Heroes : comment voyager dans le temps sans foutre en l’air sa propre histoire ?
Depuis le début de la saison 5 de Lost, je suis redevenu totalement accro à cette série. Je commente plus que de raison sur l'excellent blog de Pierre Serisier, et je me suis même inscrit sur Lostpedia pour contribuer aux théories imaginées par les fans.
Pourquoi cette addiction ? Parce que Lost utilise enfin intelligemment la seule théorie scénaristiquement viable sur les voyages dans le temps : "Whatever happenned, happenned".

- Petit retour sur les scénarios de voyages dans le temps les plus souvent développés :
- La « Retour vers le futur » théorie : en changeant un évènement du passé, on risque de créer un univers parallèle ou les choses se sont déroulées différement.
- « L’effet papillon théorie », qui est la même que précèdemment, en plus extrême : en changeant ne serait-ce qu’un infime détail du passé, on modifie de façon exponentielle la course des évènements. Le moindre petit détail compte, et écraser une mouche peut mener à une nouvelle guerre nucléaire.
- La time loop théorie (boucle du temps), qui est celle de Lost, théorisée par le désormais célèbre « Whatever happened, happened » : tout est écrit, et même en retournant dans le passé, on ne peut rien changer. Au contraire, c’est notre présence dans le passé qui va créer les évènements dans le « présent ».
Exemple : J’ai 25 ans, j’aurais voulu être dessinateur, mais je ne sais pas dessiner. Je retourne dans le passé voir ma nourrice, et je lui dis de me faire dessiner chaque jour pendant 2 heures, pour faire de moi un grand dessinateur. Elle m’oblige donc, alors que je suis un petit garçon, à rester assis deux heures par jour devant une table à dessin. Mais moi, j’ai envie de jouer au foot avec mes copains, pas de rester enfermé. Je dévelloppe donc une aversion profonde envers le dessin, qui restera en place plusieurs années. Ce n’est que plus tard, vers 25 ans, que je me prendrais de passion pour le dessin, et que je déciderais de changer ma destinée, sans savoir que je suis moi-même à l’origine de mon manque de talent.

- Comment ces théories s’appliquent-elles dans les fictions ?
- Prenons la très décevante saison 3 d’Heroes : plusieurs personnages y disposent de la capacité de voyager dans le temps à leur guise. Ce simple fait fout en l’air toute la série : plus rien n’est vrai, tout peux changer à tout moment. A la moindre contrariété, un personnage n’a qu’à remonter le temps d’une minute, et hop, plus de problème. Comme en plus ils sont trois, à chaque retour dans le temps, un nouvel univers parrallèle est crée. Résultat : on perd tout intérêt pour le destin de ces personnages – puisque ils n’en ont pas !
- A contrario, prenons cette saison 5 de Lost, qui a réussit à négocier avec brio une transition très serrée du genre aventure/mystère vers le genre science-fiction/fantastique. Une seule ligne de temps existe. Les scénaristes ont mis en place des mystères dans les quatre premières saisons (dont l’action principale se passe dans les années 2000), et les expliquent maintenant en faisant voyager les personnages dans le passé. Les actions des personnages en 1977 vont en fait entraîner les évènements de 2007.

- Pourquoi ça marche dans Lost, et pas ailleurs ?
Parce que jusque à maintenant, dans Lost, les personnages ne voyagent pas de façon volontaire dans le temps. Ils ne décident pas de leur destination. Ils n’ont donc pas de possibilité de remonter à un moment précis pour changer une action précise. S’ils disposaient d’un moyen de voyager dans le temps à leur guise, cela serait tout de suite plus problématique, et cela poserait de gros problème scénaristique. Et ce, même si la « boucle temporel » est bien gérée.
Prenons l’exemple de Harry Potter, tome 3 : Hermione dispose d’un retourneur de temps, sorte de montre qui lui permet de remonter le temps à sa guise. Elle s’en sert d’abord pour suivre plusieurs cours à la fois, puis à la fin du livre, pour sauver ses amis. Jusque là, pas de problème. Mais l’existence même de cet objet, scénaristiquement, est un gros problème. Dans l’univers magique d’Harry Potter, cette montre est suffisamment courante pour qu’elle serve à suivre plusieurs cours à la fois – objectif louable, ok, mais entre « je dois aller en cours de potions » et « je dois sauver le monde », y’a quand même des priorités. Il n’y a donc pas de raisons majeure qui pousserait les personnages à ne pas l’utiliser dans d’autres cas. Question : pourquoi cet objet tellement pratique n’apparaît-il pas dans les tomes suivants? Pourquoi personne n’a pensé à l’utiliser pour empêcher Voldemort de prendre le pouvoir la première fois ? L'auteur fournit des explications - assez peu crédibles.
- Critères nécessaires à une bonne utilisation des voyages dans le temps, du point de vue du scénario
- Une seule ligne de temps, immuable
- Pas de possibilité de voyager dans le temps à sa guise – le voyage doit être « accidentel »
Les voyages dans le temps sont donc rarement de bonnes idées, scénaristiquement parlant – sauf lorsque ils sont extrêments bien géré, comme dans Lost.
Mais évitons de crier victoire trop vite, puisqu’il est fort possible que Lost fasse un faux pas avant sa fin (saison 6). Les scénaristes ont mis en place tellement d’élements, de personnages, et malheureusement d’exceptions (Desmond), qu’ils pourrait bien faire une erreur sans sans rendre compte.
Pas sûr que les fans – moi le premier – leur pardonne une telle déception.
21:14 Publié dans Séries télé | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : lost, heroes, harry potter
18.02.2009
Fusil à pompes
(Wipikedia, page crée le 14 mai 2009)
Fusil à pompes (nom masculin)
Arme à projection artisanale inventée dans le milieu altermondialiste au cours de l'année 2009, suite aux attaques symboliques de plusieurs dirigeants mondiaux par des jets de chaussure.
Un fusil à pompes est constitué le plus souvent d'un tube à pression, mais des versions à élastique, appelées arbalètes à pompes, existent également. Il permet d'envoyer avec une précision toute relative des chaussures, chaussons, sandales ou bottes, à quelques mètres, voir à quelques dizaines de mètres pour les versions les plus performantes.
Le fusil à pompes est utilisé contre des symboles de l'ordre (dirigeants, forces de polices, bâtiments publics, représentations...) au cours de prise de paroles, de manifestations ou d'autres évènements publics. Peu dangereux, son impact est surtout symbolique.
Les munitions les plus couramment utilisées sont des chaussures usagées, mais en de rares occasions, des chaussures de luxe ont été utilisées.
En France, un jet de mocassins de luxe a ainsi atteint la tribune présidentielle lors du défilé du 14 juillet 2009. L'arme utilisée dans ce cas précis, capable d'envoyer plusieurs dizaines de chaussures à une distance importante, a été qualifiée de "catapultes à chaussures" ou "mortier à chaussures" par ses inventeurs, issus de la mouvances anarcho-autonome, et qui purgent actuellement une peine de prison pour vol de mocassins de luxe et pour attentat.
[Inspiration]
et
Wen Jiabao visé par un jet de chaussure (Rue89)
et
Mon esprit embrumé ce matin à l'écoute des infos sur la Guadeloupe, sur France Info.
09:39 Publié dans Faux documents | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arme ; altermondialisme
16.02.2009
La planète d'à côté
[Inspiration: La Terre à des soeurs habitables et probablement habitées - France info]
- Alors?
- Apparement, ils ne nous ont toujours pas vu.
La découverte avait été faite quelques temps plus tôt. Elle avait d'abord suscité une immense stupeur, puis une joie non moins grande. Elle remettait en cause les fondements même de l'univers, toute les visions du monde jamais établies, jusqu'à la façon de penser. Mais peu à peu, une appréhension était apparue. Et au fur et à mesure que les informations tombaient, une peur sourde s'était installée.
L'évènement marquait pourtant un tournant dans l'histoire de la planète. Au fil du temps, cette hypotèse avait d'abord été une hérésie religieuse, puis un rêve farfelu, qui était devenu peu à peu une espérance muette. Les scientifique s'étaient finalement penchés sur la questions sérieusement, et avait conclue à une probabilité forte. et puis, finalement, il y avait eu la preuve: il y avait de la vie sur d'autres planète.
Sur une, en particulier.
Les scientifiques l'avait vu, l'avait photographiée avec leurs instruments. Une planète habité par des êtres intelligents - différents, oui, mais indibutablement intelligents. Des cités, de la vie, des arts, des moyens de communication dévelloppés. Les photos avaient suscité un emballement énormes dans toutes les couches de la population, stoppant net les conflits. A quoi bon? Il y avait, pas loin dans l'espace, une autre planète dont l'existence même remettait en cause, le plus souvent, ce pour quoi il y avait conflit.
Puis d'autres photos éteient tombées. D'autres informations. Pas des bonnes informations.
Des guerres, d'une violence inouïe. Des armes destructrices comme personne n'en avait imaginé ici. Des dirigeants cruels, stupides, bornés, égoïstes. Il y avait plus de raisons de craindre ces nouveaux voisins que de se réjouir. La planète était retournée à ses occupations habituelles, en espérant que les nouveaux voisins ne se rendent pas compte qu'ils n'était pas les seuls habitants du coin.
- Tu crois qu'ils nous découvrirons un jour?
- Evidemment. On les as bien vu, nous. Et ça devrait être pour bientôt: apparement, ils vont lancer un nouvel engin de détection.
- On fera quoi, à ce moment la?
- Bonne question, ça.
- En attendant, on fait quoi?
- On les étudie. Mais ça va prendre du temps. Rien que pour les comprendre, ça va être coton: ils ont pleins de langages, c'est un bordel, je te raconte pas.
- Et elle s'appelle comment, leur planète?
- Ben ça dépend des langues. Le mot qui revient le plus souvent, c'est Earth. Ca veut dire Terre, chez eux. Tu vois le niveau d'imagination...
23:41 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : extraterrestre
Dégâts de chauffage
[Inspiration: Six pieds sur terre, blog de Libération]
- C'est quoi ce bordel? Qu'est ce qui s'est passé ici?
- C'est l'appareil des voisins qui a eu une fuite, apparement.
- L'appareil des voisins? Quels voisins? Quel appareil?
- L'hôpital. Ils ont une pile nucléaire qui fournit l'électricité, apparement elle déconne.
- Et c'est ça qui a fait peler nos murs?
- Ben faut croire... Y'a un type qui est passé nous donner des documents pour l'assurance. il a dit qu'il y avait pas de danger, mais que si on commençait à avoir envie de vomir fallait aller à l'hôpital passer des examens...
- A l'hôpital? Donc je rentre chez moi, mes murs ont la lèpre, c'est la faute au chauffe-eau de l'hôpital, c'est pas dangereux, mais si je me sent mal quand même faut que j'aille là d'où vient le problème, en fait?
- Ben... Oui.
- J'espère pour eux qu'ils ont une bonne assurance.
23:22 Publié dans Fins du Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nucléaire
Bonnes affaires dans l'immobillier
[Inspiration:La crise des Eglises au Québec, France Info]
Annonces – Immobillier - Ventes
A Vendre, grand bâtiment en pierres anciennes comprenant :
-grande salle de réunion, belle hauteur sous plafond, largement éclairée avec décoration intérressante
- petits bureaux d’appoint
- sous-sol vouté avec beaucoup de charme
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Idéal entreprises cherchant open-spaces, artistes cherchant lieux d’exposition, salles de réunion ou de spectacle.
S’adresser à Société de gestion des biens de l’ancienne Eglise, Québec
23:07 Publié dans Faux articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immobilier ; église
11.02.2009
Femme, noire et handicapée, Rama Daye a-t-elle des chances d’emporter l’élection présidentielle ?
[Inspiration : Le blog Coup Droit de Libération, Rue 89 et Agoravox TV]

(Des Nouvelles du Monde, 22-02-2022)
La candidate centriste semble bien placée pour devenir la première présidente française. Symbole d’une égalité enfin devenue réalité ?
A 46 ans, Rama Daye est devenue un symbole non seulement en France, mais aussi sur toute la planète. En Afrique, d’abord, où elle est née, et ou l’espoir qu’elle suscite semble sans fin. Dans le reste de l’Europe, ensuite, ou elle intrigue les partis au pouvoir, effraie les extremistes de droite et enthousiasme les minorités. En Amérique Latine, en Asie, en Océanie aussi, ou le nom de la « française à roulettes » est désormais connu de tous. Il n’y a guère que les Américains, qui ont élu successivement un noir, une femme, et un vétéran de la guerre d’Irak amputé d’une jambe, qui rigolent en voyant que la vieille Europe est, une fois de plus, largement à la traîne.
Politique Zig Zag
Rama Daye intrigue autant qu’elle irrite. Au cours de son parcours politique tout en zig zag, elle s’est fait beaucoup d’ennemis – mais encore plus d’amis. Un parcours commencé dans les années 2000 au Parti Socialiste, selon certain, même s’il ne reste plus de trace de cet engagement précoce. Rama Daye n’apparaît sur la scène publique qu’en 2007, lorsqu’elle devient secrétaire d’état aux droits de l’homme dans le gouvernement de droite. Un poste qu’elle quittera à grand fracas après trois ans ponctués de prises de positions souvent en contradiction avec le président de l’époque. Son divorce avec la droite date de cette époque. Ses pires ennemis aussi.
Elle trouve refuge au Modem, parti alors en pleine renaissance. Et ne tarde pas à refaire parler d’elle. En 2010, elle est élue pour la première fois conseillère régionale d’Ile de France. En 2012, elle remporte haut la main le siège de députée de la première circonscription des Hauts-de-Seine, occupé alors par un communiste. Elle n’a eu de cesse de se faire réélire à ces postes depuis.
En 2017, nouveau clash entre elle et son parti politique : suite au fiasco de l’election présidentielle et à l’effrondrement du Modem, Rama Daye rejoint le Nouveau Parti Socialiste, qui vient d’acceder au pouvoir. Le président, Jean-Marc Tayraul, lui propose le ministère des Affaires Etrangères. Elle accepte. Puis claque de nouvau la porte moins de deux ans plus tard, pour créer son propre parti, au centre, avec d’autres déçus de droite, de gauche et d’ailleurs.
Triple minorité
Un parti qui à bien failli ne jamais voir le jour : fin 2020, suite à un accident de voiture, Rama Daye passe un mois dans le coma, entre la vie et la mort. Paraplégique depuis cet accident, la députée semble avoir gagné en combattivité ce qu’elle a perdu en motricité. En deux ans, elle s’est imposée comme chef incontestée de son parti, puis comme alternative crédible pour la présidence de la république.
En deux ans, elle a réussi à rassembler les déçus de la droite et de la gauche, mais aussi tous ceux pour qui sa candidature est synonyme de changement. Les minorités ethniques la soutiennent à bout de bras. Les personnes handicapées en ont fait leur porte-drapeau. Les féministes rapellent que la France est le seul grand pays occidental à ne pas encore avoir élue de femme à sa tête. Et à deux mois du premier tour de l’élection, les sondages la placent aujourd’hui au coude à coude avec les candidats de droite et de gauche.
Une femme noire, présidente de la république : l’égalité, enfin ? « L’égalité sera atteinte en France lorsque une métisse handicapée homosexuelle sera élue présidente de la république et qu’elle pourra se montrer aussi incompétente que tout les hommes blancs valides à 100% qui l’ont précédé, sans que personne n’y trouve rien à redire », a-elle dit un jour. « Comme je suis très heureuse avec mon mari, l'égalité devra encore atteindre quelques années! », a-t-elle récemment ajouté.
14:09 Publié dans Faux articles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique
08.02.2009
Pyromane
[Inspiration: «L’enfer dans toute sa fureur» s’est abattu sur l’Australie – Liberation.fr]
Des flammes. Partout. Une chaleur incroyable, insoutenable. Une atmosphère irrespirable, où la moindre gorgée d’air empoisonne plus qu’elle ne sauve. Une fumée qui cache la lumière. Une atmosphère de fin du monde.
Dans la voiture, il transpire à grosses gouttes. Le cuir du siège lui brûle les cuisses, même à travers son bermuda. Le volant lui brûle les mains. Ses yeux piquent, attaqués par les particules de cendre. Il conduit quand même, à moitié aveuglé. Vite, le plus vite possible. Sortir de ce piège infernal.
Les flammes l’encerclent. Sa vieille voiture est piégée. Il est seul au milieu de ce décor de cauchemar, où la cendre et les flammes dansent au milieu des bourrasques des vents.
Un spectacle qu’il adore. Du rouge, du jaune, du blanc qui se fixe sur la rétine. Les vagues de chaleurs qui arrivent à son visage, apportées par le vent, lorsqu’il regarde ce merveilleux spectacle au loin. Les matières qui s’enflamment, se rétractent, disparaissent. Dévorées par une bête qui n’est jamais rassasiée. Une bête qui avance toujours, inexorablement, qui se nourrit de tout ce qui lui tombe sous la main.
Il a toujours adoré ce spectacle.
La préparation, d’abord. De l’essence, une allumette. Rien de plus simple. L’allumette suffirait, même. Incroyable. Un bâtonnet de soufre gratté, un pays qui s’enflamme.
Le repérage, ensuite. Le coin parfait. Un décor où la bête trouvera à se nourrir, à se propager, où le spectacle sera assuré. Un coin sans personne pour le voir lorsqu’il passera à l’action. Avec une route rapide à côté, pour prendre rapidement ses distances.
La mise en œuvre, enfin. L’impression de toute-puissance, inégalable, lorsque il allume le bâtonnet. L’instant d’hésitation, où il peut encore tout arrêter. L’instant qui dure le plus longtemps. L’impression de contrôler le monde entier au bout de ses doigts. L’allumette qui se consume. La chaleur soudaine au bout des ongles, qui lui fait lâcher prise. Le petit bout de bois enflammé, qui tombe sur le sol. Qui semble mourir. Et d’un coup, la bête se réveille. Mord dans la feuille, dans l’herbe, dans le bois d’à côté. De toute ses dents. Grandit. Dévore. Devient immense.
L’instant de fascination, lorsqu’il regarde ce spectacle, cette danse des éléments qui prend forme juste pour lui. Puis l’instinct de survie qui reprend le dessus, quand les flammes se rapprochent, quand la chaleur sur son visage lui rappelle qu’il n’est pas devant sa télé. Partir. Reprendre la voiture, voire le spectacle dans le rétroviseur, s’arrêter au loin pour le deuxième acte, la bataille futile des pompiers contre la bête.
Mais aujourd’hui, une autre bête l’attendait. Pas la sienne. Une bête née en même temps, mais quelques kilomètres avant. Un beau spectacle, sûrement, pour celui qui lui a donné naissance, et qui la regarde de loin, en sécurité. Un instant d’effroi total pour lui, lorsqu’il s’en est rendu compte. Derrière lui, sa bête. Devant lui, l’autre bête. Pas de retraite. Plus aucun contrôle. L’impression de toute puissance qui s’évanouit d’un coup, pour laisser la place à l’incompréhension. Puis à une panique totale.
Le feu l’encercle. Il fonce dedans. Un rideau de flamme, la liberté derrière ? Une souche, un choc qui détruit le capot, sa tête qui heurte le volant, sa vue qui se brouille un peu plus. Un instant d’égarement, qui dure une éternité. Plus aucun contrôle, sur rien. Juste la peur, immense, qui l’envahit complètement. Et l’incompréhension, encore. Où sont les pompiers ? Pourquoi ne viennent-ils pas m’aider ? Ces pensées lui traversent l’esprit. Lui-même les trouve obscène.
L’espoir malgré tout, en entendant une sirène au loin. L’espoir fou. Trop tard. Les bêtes se rapprochent. La deuxième est la plus rapide, elle à le vent avec elle.
C’était un beau spectacle. Au début. Dommage qu’un autre pyromane ait eu la même idée, juste quelques kilomètres avant.
14:07 Publié dans Fins du Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle
07.02.2009
A Munich, Sarah Lapin donne le ton de la nouvelle diplomatie américaine
[Inspiration : A Munich, Joe Biden donne le ton de la nouvelle diplomatie américaine - Le Monde.fr]
Pour la première intervention d'un haut responsable américain en Europe depuis l'investiture de Cohn McJain, samedi 7 février, la vice présidente des Etats-Unis, Sarah Lapin, a lancé un message de fermeté aux dirigeants de la planète. "Nous allons agir. Nous n’allons pas rester les bras croisés à discuter. L'Amérique n’a pas besoin du reste du monde, c’est le reste du monde qui, je crois, à besoin de l'Amérique", a lancé Mme. Lapin à ses partenaires réunis à Munich pour la conférence sur la sécurité qui se tient chaque année dans la ville bavaroise.
Abordant les grands sujets chauds à l'agenda de l'administration américaine, Sarah Lapin a assuré que les Etats-Unis étaient "déterminés à instaurer un ton nouveau" dans ses relations internationales. "L'Amérique fera plus, mais l'Amérique demandera plus à ses partenaires", a-t-elle ajouté.
« La France ne reviendra jamais dans l'OTAN ». Selon sa vice-présidente, Cohn McJain s’oppose totalement à ce que la France revienne dans l'OTAN. Mme. Lapin a déclaré que la France était le plus souvent un "bâton dans les roues des Etats-Unis" lors des opérations de l'OTAN. "Les français nous ont lâchement abandonné lors de notre courageuse guerre contre le terrorisme en Irak", a-t-elle ajouté. La décision formelle de la France de reprendre toute sa place dans la structure militaire intégrée de l'OTAN, qu'elle a quittée en 1966, était évoquée depuis plusieurs jours par bon nombre de commentateurs politiques.
Iran. "Les Etats-Unis se préparent à bombarder l'Iran", a dit Mme. Lapin, "des combattants ennemis interrogés à Guantanamo ayant révélé l’implication du pays dans les attentats du 11 septembre". "Nous n’allons pas discuter avec des terroristes, nous n’allons pas leur offrir de choix : nous allons continuer le très bon travail engagé par l’administration précédente pour sécuriser cette région du monde et contrer les futures menaces contre la sécurité de notre nation", a déclaré la vice-présidente américaine devant un parterre de responsables. "La communauté internationale doit travailler de concert pour vaincre cette menace", a-t-elle ajouté.
Afghanistan. Les Etats-Unis vont continuer de traquer Oumassa Ben Dalen en Afghanistan, dans le cadre d'une stratégie globale que Washington, mais aussi ses alliés, doivent prendre en charge, a expliqué Mme. Lapin. Cette stratégie devra mobiliser les ressources militaires et civiles américaines afin d'empêcher que l'Afghanistan ne soit un repaire du terrorisme islamiste, a-t-elle ajouté. "Nous enverrons une bombe atomique sur les montagne afghanes s’il le faut, mais nous tuerons Ben Laden", a encore souligné Sarah Lapin.
Guantanamo. Dans le combat contre le terrorisme, "nous allons utiliser les forces des autres pays à travers le monde, même si nous n’avons pas vraiment besoin de votre aide", a dit Mme. Lapin. "Par exemple, nous demanderons aux autres de prendre leur part de responsabilité quand il s'agit de certains prisonniers de Guantanamo."
Russie. "Les dernières années ont vu une dangereuse dérive dans les relations entre l’URSS et les membres de notre alliance", a déclaré la vice-présidente. "Le moment est venu de taper du poing sur la table et de rappeller aux communistes qu’ils ont perdu la guerre froide ", a-t-elle dit, invoquant la nécessité d'un désarmement complet du pays. Elle a prévenu qu’il était "hors de question" que des désaccords subsistent. Sur le bouclier anti-missiles que Washington entend installer en Europe de l'Est, source de conflit avec Moscou, Mme. Lapin a repris la position téméraire affichée par Cohn McJain. "Nous allons continuer à développer nos défenses antimissiles pour contrer les capacités grandissantes de l'Iran", a déclaré Sarah Lapin. "Nous le ferons, que les autres pays soient d’accord ou non".
Crise financière. La vice-présidente américaine a réaffirmé qu’il "n’y a pas de crise financière. C’est une rumeur lancée par les terroristes et les communistes. Chacun sait que le capitalisme est le système le plus parfait qui soit."
Réchauffement climatique. Même position sur le réchauffement climatique : "Rien ne prouve que ce phénomène soit en œuvre, si ce n’est les affirmations sans fondements de nos adversaires. Si une montée des eaux était en cours, Dieu nous aurait envoyé un nouveau Noah", a affirmé Mme Palin. "Il ne l’a pas fait, c’est bien la preuve que le réchauffement climatique est une légende urbaine."
14:05 Publié dans Faux articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique ; usa
04.02.2009
Ouverture
Une idée, comme ça. Un blog où écrire des nouvelles. Courtes. Des nouvelles inspirées de l'actualité. Prendre un article, en faire un marchepied pour l'imagination.
De l'anticipation, de la Science-Fiction, pour voir où on va. De la politique. Des tests. Du réaliste. De l'imagination. Du romantique, pourquoi pas. Pas de censure, pas d'autocensure. Juste voir où on va. Où on pourrait aller. Ce a quoi on a échappé. Ce qui aurait pu arriver.
Des photos, parfois, pour raconter autrement, pour illustrer ou pour s'amuser. Des fautes d'orthographes, sûrement. Des lecteurs? Avec un peu de chance. Des réactions, espérons.
Pas de limites. Juste une idée. Un blog de nouvelles. Des nouvelles du Monde.
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