29.04.2009
L'irak est-il le pays des elfes?
Le choc des civilisations, la guerre, le terrorisme, les résistances, les manifestations, le tout raconté en quatre pages de BD, avec brio, et dans un univers à la croisée du réalisme et du fantastique: c'est énorme, c'est génial, c'est ici.
Ma scène préférée est dans la première planche, quand les fenêtres volent en éclat. Jouer ainsi avec les clichés des contes pour enfants que l'on connait tous par coeur, et repasser du fantastique au semi-réaliste en une case, c'est tout simplement légendaire.
00:44 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : boulet, tolkien, irak, afghanistan, actualité, attentats, guerre
25.03.2009
Prix du livre numérique, le débat
Le syndicat national de l'edition a mis en ligne un document censer expliquer pourquoi le livre numérique coûte autant que le livre papier, et démonter quelques idées reçues.
Je ne vais même pas prendre le temps de le démonter, d'autres l'ont déjà fait très bien, et avec plus de légitimité. A lire, ce post du blog de François Bon, éditeur en ligne, et ce post de tout sur rien, qui pose les bonnes questions.
Au chapitre mauvaises nouvelles, par contre, j'apprend avec retard que Les Echos abandonnent l'epaper. Tant pis, ils y reviendront plus tard...
Edit: Les Echos n'ont pas totalement totalement abandonné l'Epaper, ils continuent de produire des contenus pour ce format. Ouf.
11:28 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : numérique, livre, journalisme
20.03.2009
Presse et internet
La presse va mal, rien de nouveau à cela. Le journalisme va mal? Je n'en suis pas sûr. Mais il y a incontestablement de nouveaux modèles à inventer.
J'ai lu ce post de Benoit Raphaël inspiré de celui ci, de Clay Shirky, et ça m'a rassuré de voir que je n'étais pas le seul à voir le monde évoluer.
Résumons ce que dit Clay Shirky, que je ne connaissait pas avant hier, mais qui m'a l'air d'être quelqu'un de particulièrement lucide:
- A propos du piratage des journaux, citant un de ses anciens collègues: “When a 14 year old kid can blow up your business in his spare time, not because he hates you but because he loves you, then you got a problem.”
(Notons ici que cette citation s'applique parfaitement au téléchargement de musiques ou de vidéos)
L- es journaux ont vu internet arriver, mais au lieu d'inventer un nouveau modèle économique, ils ont cherché à sauver l'ancien (“Here’s how we’re going to preserve the old forms of organization in a world of cheap perfect copies!” )
- La révolution que nous vivons actuellement est comparable à celle qu'a entrainé l'invention de l'imprimerie par Gutenberg
- If you want to know why newspapers are in such trouble, the most salient fact is this: Printing presses are terrifically expensive to set up and to run.
- Si les journaux ont été financés si longtemps par de la pub, c'est tout simplement parce que la pub n'avait pas d'autre médias vers qui se tourner ; cela n'est plus le cas
- Society doesn’t need newspapers. What we need is journalism.
Voyons maintenant le cas de la France. Nous avons une presse coûteuse et peu lu, largement subventionnée par l'Etat d'un côté, et de l'autre côté des expérimentations sur internet (Rue89, Mediapart, LePost, Bakchich...) qui fonctionnent actuellement sans grands moyens, mais qui défrichent le terrain.
Mettons les moyens de la presse écrite sur internet. Qu'obtient-on? Un journalisme de qualité, qui coûte bien moins cher à produire qu'une presse papier.
Le modèle actuelle de la presse est une aberration en soi. Chaque nuit, d'énormes masses de papiers sont imprimées, puis distribuées partout en france. Elles sont lues dans la journée, puis jetées à la poubelle. Dans le meilleur des cas, le papier est ensuite recyclé.
Tant d'effort pour un produit dont la durée de vie ne dépasse pas 24h.
A l'inverse, Internet permet de supprimer les frais d'impression et de distribution, et permet de stocker des archives, accessible de n'importe où, de manière illimité.
La presse à deux grandes catégories de dépenses : les frais rédactionnel (le travail des journalistes) et les autres frais de fonctionnement (impression et distribution, principalement).
Elle a aussi deux grandes catégories de recettes: la publicité, et l'achat par le lecteur.
Je n'ai pas fait le calcul – je n'ai pas les chiffres sous la main- , mais je parie que si l'on supprime les frais d'impression et de distribution d'un grand quotidien, les recettes publicitaires suffisent à couvrir les frais de rédaction.
Le travail d'un journaliste est de produire de l'information, pas du papier. Combien va t-il falloir de temps pour que les patrons de presse s'en rendent compte?
22:50 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : presse, internet, évolution
13.03.2009
Manifeste pour une plate forme de téléchargement légale et gratuite
Pourquoi je télécharge, pourquoi internet a été bénéfique à la création, et pourquoi il est urgent qu’une offre légale soit offerte aux internautes.
Je suis internaute. J’aime regarder les séries télévisées et les films. J’ai pris l’habitude, depuis que j’ai découvert les systèmes d’échanges de fichiers sur internet, de télécharger les séries ou films que j’ai envie de voir.
Je le fait pour plusieurs raisons.
Les contenus que je télécharge viennent souvent d’un autre pays. Ils n’arrivent en France que plusieurs mois après leur diffusion sur les écrans locaux. Pourquoi attendre la diffusion légale d’une série en France alors que tout est accessible par internet, et alors que dans le même temps la publicité et les informations sur cette série circulent largement et légalement sur internet ?
La logique même des séries télévisées m’encourage à les télécharger. Elles reposent souvent sur un système de création du manque. Le spectateur a envie de connaître la suite, mais en regardant l’épisode, pas en lisant un résumé sur internet. Les fans d’une série cherchent donc à accéder à un nouvel épisode le plus rapidement possible. Le risque que leur plaisir soit gâché s’ils attendent est trop grand.
La barrières des langues est tombée au cours des dernières années. Regarder un film en version originale ne fait plus peur à une bonne partie des spectateurs. Au contraire, beaucoup préfèrent la version originale plutôt qu’une version mal doublée, et qui pose parfois des problème de cohérence dans le scénario, lorsque les personnages parlent plusieurs langues. Ceux qui ne maîtrisent pas la langue d’origine utilisent les sous-titres, créés par des fans en quelques heures.
Je ne veux pas être esclave des chaînes de télévision. Les habitudes ont évoluées. Je veux pouvoir regarder un film ou je veux, et l’avoir sur le disque dur de mon ordinateur me le permet.
Surtout, je veux pourvoir le regarder quand je veux, et non pas quand la télé le décide. Le temps ou l’on attendait le film du soir est révolu. Le temps ou l’on attendait la pause pub pour aller aux toilettes également. Je lance un film, je le met en pause, je le reprend lorsque je le souhaite. Je n’organise pas mon emploi du temps en fonction des horaires de diffusion de la télévision. Si je ne regarde pas le film au moment ou il passe, je pourrais toujours le regarder plus tard.
J’ai finalement arrêté de regarder la télévision. Je n’en ai pas chez moi. Je n’en ressent pas le besoin. Je trouve tout –textes et vidéos, informations et loisirs- sur internet.
Paradoxalement, je regarde plus de contenus télévisuels qu’avant. Cette possibilité de gérer mon temps comme je l’entend me permet de regarder plus de contenus qui m’intéressent qu’avant l’arrivée d’internet. Je ne zappe plus, je choisis. Je ne perd plus de temps devant des émissions qui ne m’intéressent pas, mais que je regarde faute de mieux. Mais j’ai accès a une telle multiplicité de contenus de qualité que ma consommation d’images s’est décuplée. J’ai découvert des séries américaines passionnantes, des animes japonais hilarants, des films chinois bouleversants.
Je pense sincèrement qu’internet a aidé les créateurs. La vague de télé-réalité des années 2000 a été contrebalancée, peu de temps après, par une frénésie de création sans précédents chez les scénaristes de séries télévisées. Des projets qui jusque là étaient enterrés ont trouvé des financements. Et ces projets ont marché, entre autre grâce à internet. Le buzz qu’ils ont créé sur la toile a attiré de potentiels spectateurs. Ces spectateurs ont téléchargé ces séries, les ont aimé, les ont fait circuler, créant un désir, une envie. Une demande, pour parler économiquement. Les producteurs, avec un train de retard, ont donc commencé à financer des projets qui auparavant restaient dans les cartons.
Je télécharge ces fichiers illégalement. Pourquoi ?
Au début, aucun autre choix n’existait. Peu à peu, j’ai donc pris l’habitude de télécharger des contenus qui n’était pas accessible autrement : des séries télévisées ou animées non diffusées en France, notamment. Cette habitude s’est installée, et s’est développé, chez moi et chez des millions d’autres personnes.
Des solutions de téléchargement légales existent dorénavant, mais elles ne me conviennent pas. Elles ne sont pas aussi performantes, aussi rapides, aussi intéressantes que les systèmes que j’utilise actuellement.
Surtout, elles ne sont pas gratuites. Certains diront que les prix sont dérisoires. Ce n’est pas vrai. J’estime ma consommation de séries télé et films à une quarantaine de fichiers par mois.
Les offres de téléchargement légales de séries télévisées proposent chaque épisode à 1,50 euros pièce, en moyenne. 40 fichiers à 1,50 euros pièces, c’est 60 euros par mois, 720 par an. Alors que dans le même temps, regarder la télévision ne coûte que 120 euros de redevance par an.
J’ai du mal comprendre pourquoi un contenu serait si facile d’accès sur une télévision, et si cher sur internet. La télévision est financée en grande partie par la publicité. Ce mécanisme de financement est parfaitement applicables à internet. Je ne comprend pas pourquoi il n’a pas été déjà mis en place. Je ne peux m’empêcher de penser que les distributeurs sont trop gourmand, que les chaînes de télévisions sont trop occupées à protéger leur schéma de diffusion traditionnel.
Télécharger illégalement ne me convient pas. Mais je le fais quand même. Le problème est que je ne me sent pas hors-la-loi en téléchargeant. C’est d’ailleurs la seule action hors-la-loi que je commets. Malheureusement, au regard de la loi actuel et de la loi à venir, je suis et je resterais un odieux pirate.
La piraterie a aussi ses inconvénients, et ses risques. Il peux m’arriver de télécharger malgré moi des contenus différents de ceux que je désirais. La qualité proposée est souvent très médiocre. Je m’expose à des sanctions légales. Et je ne finance pas les séries et films que je regarde et que j’aime.
Il y a actuellement, sur l’internet français, le besoin urgent d’inventer ce qu’il faut bien appeler la télévision d’aujourd’hui: une plate-forme de téléchargement gratuite de films, de séries télévisées, de clip et d’émissions, qui proposera films et séries télé en VO en même temps partout dans le monde.
Une plate-forme légale, qui négociera les droits de diffusion en amont avec les producteurs. Un outil rentable économiquement pour toutes les parties, qui sera financé par la publicité. Et qui permettra de télécharger légalement, rapidement et gratuitement des contenus de loisirs de bonne qualité.
L’objectif de cette plate forme serait d’offrir une réelle télé à la demande, 100% en ligne, et qui ne soit pas plus chère que la télévision traditionnelle. Et à terme, que cette télévision dégage suffisamment de bénéfices pour devenir producteur, et financer ainsi la création.
Je suis prêt lancer ce projet, auquel je crois. Il me faudra des soutiens, et des compétences extérieurs.
Si vous êtes entrepreneur, informaticien, banquier, juriste, scénariste, producteur, et que vous voulez me joindre pour en discuter, contactez-moi.
desnouvellesdumonde@gmail.com
12:20 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : internet, pirates, hadopi, téléchargement

